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Voir la nuit
Il fait nuit et pourtant, à travers des jumelles qui semblent tout à fait anodines et banales, on peut voir presque comme en plein jour. Des caméras vont même jusqu’à filmer des événements au plus profond de l’obscurité d’un désert. Pas de magie, mais une prouesse rendue possible par la présence dans ces appareils d’un amplificateur d’images. Dans les années quatre-vingt puis quatre-vingt-dix ...
Comment fonctionne un système de vision nocturne
Il fait nuit et pourtant, à travers des jumelles qui semblent tout à fait anodines et banales, on peut voir presque comme en plein jour. Des caméras vont même jusqu’à filmer des événements au plus profond de l’obscurité d’un désert. Pas de magie, mais une prouesse rendue possible par la présence dans ces appareils d’un amplificateur d’images.
Dans les années quatre-vingt puis quatre-vingt-dix, les amplificateurs d’images utilisent, en plus, une pastille perforée de plusieurs millions de micro-tubes située à l’intérieur du tube de verre. Après accélération, les électrons traversent les mini-tunnels soumis tout au long de leur périple à un important champ électrique. La paroi interne des tubes est tapissée d’un semi-conducteur qui libère facilement des électrons. Chaque électron qui se heurte à ce revêtement en engendre plusieurs autres. Ce flot d’électrons vient percuter le revêtement phosphorescent et recrée l’image, chaque tube correspondant à un point de cette image. On obtient alors une image 80 000 fois supérieure en luminosité à l’image de base. Dans les tout derniers appareils, ceux de troisième génération, la composition du revêtement photosensible est désormais à base d’arséniure de gallium, semi-conducteur photoélectrique de haute sensibilité dans le proche infrarouge. La lumière des étoiles et de la Lune est riche en ces longueurs d’ondes qui peuvent représenter jusqu’à 30 % de l’énergie lumineuse exploitable en vision nocturne.
