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CCI de Lyon : tracer sa voie
Guy Mathiolon, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (CCI) a présenté les grands axes de développement et de stratégies pour l’année 2008. La CCI prépare 20 propositions s’adressant aux pouvoirs publics et aux élus. Deux grandes thématiques ressortent: le transport et la formation.
La CCI ambitionne de devenir un acteur à part entière dans le milieu économique lyonnais, en se positionnant en tant que véritable force de propositions. Thématique chère à son président Guy Mathiolon, le transport occupe une place prépondérante dans les 20 propositions adressées aux collectivités locales, avec un leitmotiv : privilégier l’intermodalité.
Ce n’est un secret pour personne, l’accessibilité du site d’Eurexpo relève d’une gageure pour le moins insurmontable. Une desserte, nettement insuffisante, responsable aux yeux de Guy Mathiolon, du départ du salon Lyon Mode city pour la capitale. La nouvelle équipe dirigeante, élue le 22 janvier 2007, soutient le projet d’une création d’une bretelle de l’autoroute A43, afin d’améliorer la desserte par transports collectifs, tout en privilégiant un raccordement avec le site de La Soie.
« Les entreprises n’ont pas forcément besoin de subventions, au contraire, elles requièrent un besoin vital de liberté » s’exclame le président de la CCI. Une liberté qui passe par la capacité de se déplacer et par la qualité des infrastructures de transport. « Dans le domaine ferroviaire, on est revenu 150 ans en arrière » s’insurge-t-il, tout en fustigeant la politique de transport du gouvernement, laquelle n’a de cesse de privilégier l’axe de grande vitesse Paris, Lyon Marseille, au détriment des liaisons régionales. « Une ville aussi ambitieuse que Lyon, si elle souhaite poursuivre son développement et accroître son rayonnement économique, se doit d’être au carrefour des flux. ».
Un second projet concerne la création d’une zone d’activités de 300 hectares à Saint Exupéry. Une véritable plate forme multimodale frêt, reliée au futur contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, permettrait d’accroître la zone de chalandises de l’aéroport.
De grands chantiers qui permettront de mettre à profit le talent des ingénieurs lyonnais.
La CCI souhaite, par ailleurs, devenir le second organisme, en matière d’enseignement, derrière l’Education nationale. Ainsi, un grand chantier de réflexion, autour d’un probable déménagement de l’Ecole de Management de Lyon, propriété de la Chambre de Commerce et d’Industrie, a été lancé. La prestigieuse école de commerce, établie à Ecully sur 8 hectares, pourrait s’implanter à la Confluence, la Doua, ou Gerland, à moins de requalifier le site d’Ecully. « Il n’y a pas d’inquiétudes sur l’avenir du site » se défend Mr Mathiolon. La CCI, propriétaire de 17 hectares, n’a effectivement aucune raison de s’inquiéter…
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