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Bijoux : s’exposer pour durer
Lyon, berceau de la Haute Joaillerie et capitale historique de l’industrie du bijou depuis le XVIème siècle, accueille, pour sa 16éme édition, le Salon Print’or. Premier salon de l’Horlogerie, Bijouterie, Joaillerie de France, Print’or ambitionne d’être la vitrine d’un secteur en plein renouveau. Une embellie qui cache néanmoins quelques disparités, autour d’un tissu artisanal fragilisé par une concurrence internationale de plus en plus conséquente.
16éme édition du Salon Print’Or sur Lyon.
C’est une tendance qui se confirme depuis peu, les Français ont un faible pour l’argent ! Un béguin confirmé par le renouveau, d’un secteur qui recouvre de son éclat, après des années de morosité. Entre 2006 et 2007, l’Horlogerie, Bijouterie Joaillerie a réalisé 5.3 milliards d’€ de ventes en France, soit 4% de mieux que l’exercice précédent. Trois segments tirent leurs épingles du jeu : les bijoux en argent, en diamants et les montres. Seuls les bijoux en or voient leurs ventes diminuer, du fait d’une forte concurrence internationale.
« Le bijou devient un produit de consommation, un achat de plaisir à part entière» » estime Florence Giacometti, directrice du Salon Print’or, lequel accueille plus de 600 exposants et près de 7000 visiteurs chaque année. « Le rôle du salon n’est pas de faire le marché, mais d’accompagner la dynamique du secteur » explique-t-elle. Pour les organisateurs, une règle d’or : privilégier la rencontre entre l’offre et la demande. A ces fins, l’espace d’exposition est segmenté en deux parties : des salons privatifs haut de luxe pour les marques de prestige, lesquels côtoient le savoir faire traditionnel et le travail artisanal, représentés par 12 PME.
Un salon soutenu par le Grand Lyon qui, à travers son concept de Lyon vision mode, s’est lancé depuis 5 ans dans une politique active en termes de développement et d’accompagnement du secteur de la bijouterie. « Lyon est une place forte de la bijouterie. Historiquement parlant, notre ville est celle où l’on poinçonne le plus. »explique Nadine Gelas, vice présidente du Grand Lyon. Sur l’agglomération lyonnaise, il existe entre 1500 à 1700 emplois rattachés à ce secteur, subventionné annuellement à hauteur de 30 000€ par la Communauté de Communes.
Un secteur en embellie, toutefois fragilisé par des difficultés de mutations.
Malgré une embellie, le tissu artisanal lyonnais demeure fragilisé par des difficultés de mutations, avec deux cessations d’activités constatées l’année dernière. « Si on ne bouge pas, ce sera pire. Il faut faire plus que survivre ! »affirme Roland Bernard, président du Syndicat des artisans bijoutiers de Lyon et de sa région. « Il est plus que nécessaire de satisfaire le client, pour cela la liaison entre les distributeurs et la clientèle est essentielle, ainsi que la mise en avant de la formation » ajoute-t-il. Mettre en avant son savoir faire pour faire savoir qu’on existe : cruel dilemme dans le monde pas si glam’ du bijou.
http://www.printor.fr
www.lyon-vision-mode.fr
Lyon Eurexpo, Chassieu, Hall 6-66
Mardi, de 9 heures à 17 heures
