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Lyon premier marché de l’immobilier neuf de France
A l’heure où le contexte international sous tension, marqué par la crise des « subprimes » aux USA et tandis que la morosité gagne en nombre les ménages français, l’observatoire du CECIM a dévoilé les résultats de son étude sur l’état du marché immobilier neuf de l’agglomération lyonnaise. En dépit du dynamisme du secteur, l’offre ne répond pas toujours à la demande, en particulier autour de l’acquisition de logements collectifs.
C’est un fait indéniable, la capitale des Gaules se distingue par une attractivité remarquable. D’ici deux décennies, plus de 150 000 habitants sur Lyon et plus de 500 000 sur le Grand Lyon vont s’y installer. Une croissance qui pose en toile de fond la question de l’accession à la propriété. L’étude dévoilée, par l’observatoire du CECIM se montre résolument optimiste : avec 5053 réservations en 2007, soit une hausse de 6% par rapport à 2006, de telles ventes place Lyon en tant que premier marché immobilier neuf de France. Un dynamisme qui s’inscrit dans une région Rhône-Alpes, elle-même en progression : +19% de mise en chantier. Par ailleurs, depuis 2000, le prix moyen du mètre carré connait une progression à un chiffre, +6%, pour s’établir autour de 3 480 €, situant Lyon derrière Paris et Marseille. Pas de quoi se réjouir, quand on songe qu’en 2000 le m² s’élevait à 1821€… Un parc immobilier neuf qui cache quelques disparités : quatre arrondissements lyonnais tirent leurs épingles du jeu : le 3éme, 7éme, 8éme et le 9éme, de même que la ville de Villeurbanne et l’Est Lyonnais : de Vaulx en Velin à Vénissieux. Une zone géographique qui représente «le plus grand potentiel pour absorber les flux à venir » aux yeux d’Eric Verrax, président de la Fédération des Promoteurs Constructeurs de la Région lyonnaise.
Une accession à la propriété de logement collectif en suspens
En dépit de résultats satisfaisants, les acteurs lyonnais du marché immobilier appellent à la vigilance. Car, dans le domaine des logements collectifs, l’étude pointe une absence totale de stock disponible, seulement 1% des chantiers sont achevés et mis en vente, contre 16% en 1997. Or, poursuit Mr Verrax, « le désir d’acquérir des logements n’a jamais été aussi fort, surtout chez les jeunes ménages ». Avec une enveloppe moyenne de 223 000 € pour acquérir un bien immobilier, le marché ne répond pas à la demande. Ainsi, pour les logements collectifs inférieurs à 3000 € le m², seulement 33% sont disponibles pour 41% de réservations.
Pour Dominique de Sauza, Président de l’Union des Constructeurs Immobiliers Rhône-Alpes-Auvergne, « il est nécessaire de trouver des solutions viables pour produire une offre abordable et pérenne ». Pour diminuer le coût du foncier, il préconise l’extension des zones géographiques à TVA réduite ou encore l’exonération des taxes foncières sur les produits bâtis. Des mesures pour bâtir les acquisitions de demain.
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