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Immobilier : le second souffle du cœur de Lyon
Lyon Confluence représente, sans contexte, un des plus important projet de rénovation urbaine de la ville. Hormis Marseille ou Nantes, peu de métropoles peuvent se targuer de posséder autant de réserves foncières en plein cœur du centre ville. Pas moins de 150 hectares, l’équivalent de la distance séparant la place Carnot à celle des Terreaux, pour un peu moins de 5 km de berges sur les deux fleuves. Une opération immobilière conséquente, à la mesure de l’ambition lyonnaise.
La presqu’île… ses grandes places, ses avenues commerçantes, ses multiples ponts… et ses friches industrielles et logistiques en plein sud, dans la zone des Confluences. Un site au lourd passif industrialo-portuaire, qui fait l’objet d’une vaste opération immobilière impulsée par la Communauté de Communes. En doublant le cœur historique de ville, le Grand Lyon se donne les moyens d’attirer en plein centre, capitaux, emplois et services. «On dispose d’une manne conséquente, autour d’un potentiel foncier reconvertible de l’ordre de 70 hectares.» relate Pierre Joutard, directeur adjoint de la SEM, société d’économie mixte, chargée du projet. « Aujourd’hui on dénombre 7000 habitants, l’objectif consiste, à terme, d’attirer 25 000 habitants ainsi que 11 000 emplois » poursuit-il. D’ici 2015, plus d’un milliard d’euros vont être investis par les acteurs publics (36%) et privés (64%).
Engagée en 2003, la première phase du chantier concerne 41 hectares, dont 72% destinés à être aménagés en espace public, avec notamment le parc de Saône : véritable trame verte ramifiée, du nord au sud, longue de 2,5 km. Futur centre névralgique du quartier, le secteur de la place nautique, sera livré en 2009 avec deux passerelles piétonnes, tandis que les docks sont en voie d’être réhabilités en espace culturel.
Un projet immobilier qui s’inscrit dans la thématique du développement durable
En terme de logement, les aménageurs ont opté pour la mixité fonctionnelle : 1 600 logements sociaux, mais aussi siège administratif, commerces, loisirs ou bureaux. Labélisés éco-quartiers par le Ministère de l’Ecologie, du Développement, et de l’Aménagement durables, une majeure partie des constructions épousent les normes de haute qualité environnementale. L’objectif consiste à augmenter significativement la performance énergétique des bâtiments, via la filière bois ou le solaire. Des technologies qui se répercutent invariablement sur le coût pour tout éventuel acquéreur de logements sociaux, entre 400 à 500€ le m² estime les promoteurs. « On nous reproche de faire du haut de gamme, mais cela nous permet de crédibiliser le projet ! » se justifie Pierre Joutard.
Enfin, la SEM s’attelle à désenclaver le sud de la presqu’île, via les moyens de communication, en favorisant l’intermodalité et les déplacements doux. Mais comment drainer un flux de 20 000 personnes supplémentaires alors que les infrastructures sont déjà saturées ? Les aménageurs restent flou en la matière, plusieurs pistes sont évoquées parmi lesquelles la réouverture du dossier métro d’ici 2015. « Mais cela induit forcément la maîtrise des voitures » conclut fatalement le directeur adjoint de la SEM.
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