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Rhone-Alpes : une économie qui s’exporte à merveille
Beaucoup d’économistes considèrent l’euro fort en tant qu’indéniable frein à l’exportation, pénalisant des pans entiers d’une économie, faute de compétitivité. Quand bien même certains pays s’en sortent pour le mieux, à l’instar de l’Allemagne et son industrie automobile d’une renommée sans égale, d’autres, comme la France, en souffrent nettement plus, affichant une balance commerciale, qui ne cesse de se creuser.
En 2007, le déficit tricolore atteint 39.2 milliards d’euros contre 28.2 lors de l’exercice précédent. De mauvais résultats qui cachent néanmoins quelques disparités…quelques régions tirent leurs épingles du jeu, parmi lesquelles le Rhône Alpes, nouveau fer de lance d’une économie française moribonde.
Une région qui se targue de présenter des exportations qui ont augmenté de 4.6% par rapport à 2006, atteignant un excédent de 6 980 millions d’euros. Un bilan flatteur qui n’atteint toutefois guère l’année record de 2006 (7057 millions d’euros). Quoi qu’il en soit, elle constitue la seconde région exportatrice de l’hexagone, avec 11.5% du total national.
Comme à l’accoutumée, les grands secteurs d’excellence de la région dominent, quant à la teneur des exportations. En effet, plus des 2/3 sont concentrées autour de cinq secteurs : composants, chimie, équipement mécanique, automobile et produits métalliques. Les principaux partenaires commerciaux se concentrent en grande partie dans la zone UE : le premier restant l’Allemagne, puis l’Espagne. A noter que les entreprises rhônalpines s’intéressent de plus en plus aux marchés porteurs, tels la Chine et la Russie.
Mais pour la Cci de Lyon, l’internationalisation de l’économie régionale ne doit se limiter aux grosse firmes, il s’agit également d’accélérer le positionnement des PME sur les marchés internationaux. En terme d’accompagnement des entrepreneurs, d’aucuns fustigent le manque de lisibilité, la multiplicité des intervenants qui laissent transgresser une impression de flou total. Une complexité telle, tant et si bien qu’en 2007, seules 5% des PME du Grand Lyon disaient s’intéresser à l’international pour renforcer leurs développements. La CCI entend ainsi clarifier l’offre disponible, appelant les acteurs à coordonner leurs actions pour favoriser le développement du tissu industriel lyonnais.
