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PMU : Une année 2007 sans obstacle
A l’occasion de l’annonce des chiffres de l’année 2008, Laurent Courbière, directeur de la région sud-est (agences de Dijon, Lyon, Grenoble, Nice et Marseille) et Olivier Vidal, directeur de l’agence de Lyon en ont profité pour présenter le nouveau logo du PMU. Un visage plus jeune, plus dynamique dans lequel le parieur joue un rôle primordial.
8,84 milliards d’euros et un nouveau logo
9% de chiffre d’affaires en plus
Une nouvelle identité visuelle qui fait suite à de très bons résultats économiques. Le chiffre d’affaires du PMU s’élève à 8,84 milliards d’euros pour 2007. Soit une hausse de près de 9%. Cela représente 9 millions de SMIC. 982 mille Twingo. Ou encore 40 airbus A380 et quelques valises. C’est 24% de part de marché sur les 37 milliards d’euros engrangés par le secteur des jeux et paris (PMU, casinos et Française des Jeux). Des résultats plus que positifs à toutes les échelles. Dans leurs secteurs respectifs, M. Courbière enregistre 1,8 milliards d’euros de bénéfices. Au niveau local, M. Vidal recense 367 millions d’euros entre l’Ain, la Loire et le Rhône où 60% de ce chiffre d’affaires est effectué. Beaucoup de chiffres et de zéros pour conclure que le PMU a encore de beaux jours devant lui. Sa santé économique est robuste et les résultats du premier trimestre 2008 en attestent encore.
Plus besoin de s’y connaître pour remporter le gros lot !
Deux raisons ont poussé le PMU à « changer de tête ». Vingt ans d’existence et l’élargissement de l’offre. La clientèle est de plus en plus néophyte. « Un joueur sur trois participe aux paris depuis trois ans seulement » selon M. Vidal. « L’ancien logo n’était plus à l’image de l’entreprise ni de sa clientèle. Il devenait vieillot », explique Laurent Courbière. « Lorsqu’on a lancé le pari spOt, cela a permis de conquérir une nouvelle clientèle. » Et à en voir les résultats, cela fonctionne. 100 millions d’euros supplémentaires misés grâce à ce type de paris en 2007. 21% des joueurs du Quinté+ utilisent cette solution à présent. « Auparavant, il fallait s’y connaître pour jouer », confie Johanna, 21 ans, étudiante en droit. « Maintenant, il suffit d’acheter son ticket au bar PMU pour avoir une chance de gagner. L’informatique fait le travail à notre place. » Le nouveau logo tend à intégrer ces nouveaux parieurs. Les formes ovales rappellent celles de l’hippodrome et symbolisent le mouvement, le dynamisme, la jeunesse. Le rouge ajoute une touche d’émotion. Enfin, le vert est synonyme de nature et évoque le gazon sur lequel évoluent les chevaux. Dernière subtilité du logo: un parieur dissimulé dans la crinière d’un cheval. Une place d’honneur dans le symbole puisqu’elle situe l’Homme au centre des choses. « Il est important pour nous de donner de l’importance au parieur », explique M. Courbière.
Une étiquette rose confortable pour le PMU
Si 74% des gains de l’entreprise sont reversés aux parieurs et que les dirigeants du groupe pensent encadrer sa clientèle, on peut aisément penser qu’il s’agit là de faire bonne figure. L’entreprise est très commerciale et les chiffres présentés le prouvent. Un seul but : faire du chiffre ! Il est vrai qu’au niveau national, 6,6 milliards d’euros ont été redistribués. Dans le Rhône, cela correspond à 1,3 millions d’euros remportés sur les 1,8 millions dépensés par les adeptes du jeu. Sur le plan social, la mention « Jouons responsable » présente sur les tickets de jeu et tout document lié à l’activité commerciale du PMU se veut rassurante. « Nous menons une campagne de sensibilisation auprès de tous nos collaborateurs afin que les excès et dérives de nos clients soient très vite perçus », explique le directeur régional sud-est. Pourtant, au premier gérant interrogé, la version est différente. « Nous n’avons que des bornes. Par conséquent, nous n’avons aucun contact direct avec les parieurs hippiques, sauf quand ils gagnent et viennent se faire payer. Je n’ai jamais assisté ni même été convié à une quelconque réunion d’informations sur le sujet ». Et il est clair que ce n’est pas quand on gagne que l’on ne va pas bien ! Rassurer plus, pour gagner plus. Telle pourrait être la devise du PMU. Laisser entendre que les parieurs sont suivis, que les risques d’endettement liés aux jeux d’argent sont diminués afin de sécuriser le client sont des intentions louables. Mais le fait de plonger ce dernier dans une bulle imperméable au danger l’incite à parier davantage. Une belle stratégie marketing qui poussera l’adepte du jeu à dépenser son argent au PMU, « entreprise protectrice » et pas ailleurs. Ni plus, ni moins un moyen de s’assurer quelques euros supplémentaires. Pour le Sénat, cette mention « Jouons responsable » instaurée par le PMU montre bien que celui-ci est conscient du problème. Il semble vouloir contribuer à la mise en place d'un jeu maîtrisé. Une étiquette rose confortable pour le PMU qui se donne bonne conscience et reste numéro un dans le domaine des paris hippiques. « Nous ne voulons pas être responsables de dérives psychologiques dues à un jeu d’argent », insiste M. Courbière.
Un souci de protection de ses adeptes très discutable mais existant. Des résultats financiers plus que satisfaisants, des projets d’extension européenne : autant de points positifs qui permettent aux dirigeants de l’entreprise d’appréhender l’avenir avec sérénité. Seule ombre au tableau : les sites de paris en ligne gagnent du terrain. Une concurrence déloyale qui menace le numéro un des paris hippiques et qui, à long terme, pourrait l’amener à perdre une partie de sa clientèle et quelques uns de ses 8 milliards d’euros.
Pour en savoir plus :
http://www.pmu.fr
http://www.senat.fr/rap/r06-058/r06-05812.html
