Lavage automobile de gamme, propre et sans eau
Olivier Giraud, jeune homme d’affaires lyonnais de 43 ans développe une entreprise environnementale : « Mains Bleues » et le lavage automobile sans eau. Un concept qui vise à se démocratiser dans un monde de plus en plus attentif au respect de l’environnement.
Des atouts majeurs sur le plan écologique
Des millions de litres d’eau préservés chaque année. De la création d’emploi. Un lavage manuel haut de gamme. Pas de produit toxique. Tel est le projet ambitieux que souhaite démocratiser Olivier Giraud. Une idée qui allie « sauvegarde de l’environnement et économies » selon lui. Des résultats surprenants qui plairont sans doute à Jean Louis Borloo, ministre de l’écologie et du développement durable ou autres verts tels José Bové ou Noël Mamère. Lorsqu’un lavage traditionnel consomme en moyenne 180 litres d’eau, le « lavage sans eau » n’en nécessite que 2,5. Des produits biodégradables à 80% qui, d’ici 2010 pourraient éviter de gaspiller près 16 millions de litres d’eau aujourd’hui consommés par le particulier ou les professionnels. Si le concept existe depuis une quinzaine d'années en France, M. Giraud souhaite le rendre populaire. Issu d’une formation de commercial, banquier puis responsable de l’ingénierie commerciale, ce quadragénaire a quitté la capitale pour se rapprocher de sa famille et tenter un nouveau pari dans la région lyonnaise : monter une entreprise. Guidé dans sa démarche par Philippe Garcin « du réseau entreprendre », Olivier Giraud s’est vu proposé plusieurs projets d’entreprises. Après une première proposition de création dans le transport routier, le concept de l’entreprise « Mains Bleues » s’est présentée à lui comme un sujet intéressant. Paradoxe de l’histoire, certaines banques ont eu du mal à accepter son projet. Lui qui croyait connaître le fonctionnement interne des finances s’est confronté à la réalité du marché. « Les banques ont du mal à prêter de l’argent à des entrepreneurs qui n’ont pas besoin de bâtiments, de matériels lourds. C’est compréhensible en même temps, acquiesce-t-il. Si l’entreprise coule, elles n’ont plus de garantie. »
Un concept novateur sur la forme seulement
Et si Olivier Giraud n’a pas besoin de locaux, c’est parce que son entreprise se déplace chez le client. Là est toute l’innovation. « Mon but serait de soulager les concessionnaires et autres professionnels de la corvée du lavage automobile. En temps normal, c’est un jeune apprenti qui s’y colle. Le résultat laisse parfois à désirer. Ou alors, quand ils emploient un prestataire extérieur, la voiture est réquisitionnée pendant un jour. C’est d’autant plus gênant pour les entreprises de location de voiture qui peuvent avoir besoin de leur bien à n’importe quel moment. Nous, on se déplace chez le client. On fait briller la voiture chez le professionnel et on garantit une qualité professionnelle. » Outre le résultat éclatant, le jeune homme d’affaires mise sur un argument qui aujourd’hui pèse lourd. « Je pense également qu’un vendeur qui propose une voiture écologique a un argument de taille supplémentaire en expliquant que celle-ci est environnementale jusqu’à l’entretien extérieur. »
« Mains Bleues » proposent donc un service essentiellement destiné aux professionnels. En effet, « pour être rentable il faut assurer à peu près trois voitures par jour et par employé », assure M. Giraud. Travailler pour un particulier peut être envisageable mais les tarifs sont encore élevés. « Il faudrait nettoyer une voiture pendant deux heures pour avoir un résultat acceptable et ne pas travailler à perte. Autant dire que ce n’est pas rentable pour l’entreprise. » La concurrence est déjà en place dans la région et Olivier Giraud débarque avec un concept novateur sur la forme. Des partenariats avec des entreprises sont en cours de négociations. Mais pour ne pas ameuter la concurrence, le chef d’entreprise les a tenus secrets.
Ecologique et novateur, un dernier point lui tient à cœur. « Si l’entreprise marche et si je suis bien implanté, j’aimerais que « Mains Bleues » devienne une société à caractère social. Le travail à effectuer est parfois pénible et je suis conscient que rares seront les gens qui voudront faire carrière dans le lavage automobile. C’est pourquoi je voudrais donner leur chance à des personnes qui sont au chômage depuis longtemps ou qui ont connu des difficultés dans par le passé. » Plus qu’une simple entreprise, une véritable association en devenir et un homme ambitieux dont les projets professionnels personnels n’excluent pas la réussite de ses collaborateurs.
http://www.oliviergiraud.net/