La France est championne d’Europe en matière de consommation d’électronique grand public et de sport. Voilà le constat dressé par l’observateur Cetelem dans les résultats de son enquête annuelle, menée auprès de 10 000 personnes entre septembre et octobre 2007.
L’étude fait également la lumière sur l’explosion d’Internet.
« Aujourd’hui, Internet est devenu non seulement un moyen de mieux communiquer, de mieux comparer, mais aussi de mieux acheter », constate Flavien Neuvy, de l’observateur Cetelem. Le e-commerce devient un véritable phénomène de masse. Le temps moyen de connexion par semaine était de 9 heures en 2004. Aujourd’hui, il est passé à 12,5 heures. 51 % des habitants de grandes villes ont déjà effectué un achat sur Internet, 45 % dans les villes de plus petite taille. La toile devient un outil quasiment incontournable du commerce, et ce pour différentes raisons.
Pour les e-buyers, à savoir les internautes qui ont déjà effectué le processus d’achat en entier sur Internet (du choix au paiement par carte bancaire), ce sont l’étendue du choix et la facilité à comparer les produits, « l’effet prix » (économies réalisées), mais surtout l’aspect facile et pratique qui séduisent. Côté avis, 94 % des habitants de la région interrogés déclarent l’étendue du choix proposé comme critère de satisfaction. 94 % mentionnent la sécurité de paiement, 88 % la compétitivité des prix, et 97 % la praticité et la rapidité de ce type d’achat.
Pour les frileux de l’achat en ligne, les raisons invoquées sont la sécurité de paiement (pour 94 % d’entre eux), l’impossibilité de voir et de toucher le produit pour 65 %.
Si les meubles se vendent très mal sur Internet, les produits culturels sont, eux, en tête de liste. Livres, CDs ou DVDs sont les chouchous des e-buyers. Juste derrière, les produits de tourisme ou de loisirs, avec billets de spectacles ou d’avion par exemple. Les produits d’électronique grand public, quant à eux, sont choisis parce que les internautes y trouvent des grandes marques, rassurantes.
Cependant, seuls 8 % des e-buyers en France se déclarent prêts à dépenser plus de 1 000 euros lors d’un achat en ligne. Le panier moyen atteint les 90 euros.
L’achat en ligne se développe naturellement dans une ville comme Lyon, où la connexion Internet haut débit est largement mise en place. Mais l’écart entre villes et campagnes devrait diminuer du fait de l’étendue de l’ADSL dans les zones plus rurales.
Dépenses : les ménages rhodaniens consomment plus
L’observateur Cetelem a levé le voile sur les résultats de son enquête annuelle, donnant les grandes tendances de la consommation des ménages en France. Les Rhodaniens sont les champions d’Europe dans la consommation d’électronique grand public, avec 440 euros par an et par ménage dépensés en moyenne contre 421 au plan national. Parmi les autres données énoncées, on apprend que les ménages du Rhône dépensent chaque année 281 euros pour leur équipement micro-informatique contre 225 en moyenne, 753 euros pour le bricolage contre 712 au niveau national. Le sport est en bonne place dans cette liste : ce sont 448 euros qui sont alloués chaque année pour les dépenses en équipement sportif, alors que la moyenne nationale s’élève à 352 euros. En revanche, l’étude rapporte un net recul des dépenses automobiles. Il y a quatre ans, les Rhodaniens dépensaient 4,2% de plus que la moyenne nationale. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée, avec des dépenses inférieures de 3,2%.