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business : tour d’horizon du commerce en Rhone-Alpes
La Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie vient de rendre un rapport sur les enjeux du commerce en Rhône-Alpes. Si le commerce en général se porte bien, des disparités grandissantes apparaissent entre grandes surfaces et commerces de proximité.
Dans un contexte de mutations accélérées, l’étude de la CRCI sur le commerce dans la région impose certains constats. Si le tissu commercial rhônalpin conserve un certain dynamisme (2,5% de points de ventes en plus en 4 ans), certains départements sont mieux lotis que d’autres. La Haute-Savoie et l’Ain sont en forte progression, alors que l’Ardèche et la Loire suivent la pente inverse.
Autre disparité, alors que les petits commerces souffrent de la concurrence de la grande et moyenne distribution, celles-ci progressent de 5,7% en moyenne. Selon la CRCI, c’est particulièrement vrai pour le hard-discount, qui aurait progressé de 50% en 4 ans. Totalement absent de Rhone-Alpes en 1990, on compte aujourd’hui plus de 300 magasins de ce type qui nous vient d’Allemagne. Et ces grandes et moyennes surfaces sont toujours à 81% situées en périphérie des villes. Conséquences, un engorgement coûteux de la circulation routière, incompatible avec un nécessaire développement durable. Rappelons que 72% des achats se font en voiture.
Et justement, dans les centres-villes, les grands magasins et les magasins populaires, habituellement situés en cœur de ville disparaissent, alors que magasins d’alimentation ou d’équipement se stabilisent après trente années de fuite. En revanche, on appréciera les initiatives de villes comme Lyon ou Annecy, où magasins d’équipements à la personne, services et culture sont en net progrès dans les centres-villes. Enfin, on notera la progression ponctuelle de la fréquentation des marchés et le petit boom de la vente par correspondance, en particulier sur Internet.
Toujours pourvoyeur d’emploi (300 000 en 2007 pour Rhone-Alpes), le commerce est un atout majeur du développement des villes, et ce depuis l’Antiquité. Cependant, l’accaparation du marché par les grandes surfaces fait du mal aux salariés, puisqu’à surface égale, elles emploient quatre fois moins que les commerces de proximité. Un autre chiffre intéressant nous rappelle que 45% des commerces fonctionnent sans salariés et seulement 1% avec plus de 50 salariés. Autrement dit, la majorité des commerces en Rhône-Alpes sont de taille « familiale ».
L’intégralité de l’étude sur www.rhone-alpes.cci.fr
