Cuisine & Cie
Vin : Tchin, Chine !
Est-ce que les chinois apprécient autant le vin que les français ? Est-ce qu’ils l’appréhendent de la même manière ? Françoise Carrot-Diament, réalise une étude pour répondre à ces questions. Le mois dernier, un groupe de chinois s’est plié à un test de dégustation. Hier, ce sont des lyonnais qui se sont prêtés au jeu.
Françoise Carrot-Diament est passionnée de vin. Elle en a fait son métier puisqu’elle le commercialise en Chine. Aujourd’hui, elle va encore plus loin : elle réalise une étude comparative de dégustation pour obtenir un Diplôme Universitaire d’Analyse Sensorielle. «Ce n’est pas le tout de vendre un produit, il faut aussi faire connaître la culture de ce produit. Avec ces travaux, je découvre ce que recherchent les publics français et chinois.» Car c’est bien ça le but de l’opération, comparer les sensations de deux populations bien distinctes.
Il y a un mois, un groupe de chinois a effectué la dégustation, hier c’était au tour des français, à l’Université Professionnelle Internationale de Lyon. «Je ne recherche pas des amateurs de vin, pour que l’étude marche il faut que ce soit un public naïf, qui n’y connaissait rien.»
Il fallait pourtant s’y connaître un petit peu pour répondre au questionnaire : aspect clair, transparent ou huileux? Odeur âcre, fruitée ou brute? Goût de bergamote, de mousse ou de pipi de chat? Blanc, rosé et rouge, cinq vins sont passés au crible.
Maintenant que les deux publics ont rempli les importantes grilles de notation, il est temps pour Françoise Carrot-Diament d’analyser les résultats. Alors, est ce que les chinois perçoivent le vin comme nous ? Réponse le 4 septembre, date du grand examen pour la spécialiste.
Quelques règles d’œnologie
Qui n’a jamais rêver de se la jouer professionnel au restaurant quand le serveur apporte le vin? Vous vous amusez à le faire tourner, le sentir, le goûter… Mais ce n’est pas un jeu. Déguster le vin est tout un art. Voici quelques clefs pour être crédible devant vos amis.
Avant de déguster un vin, il faut le regarder. Pas n’importe comment ! Commencez par détecter d’éventuels troubles en observant la limpidité du liquide sur fond noir, le verre éclairé latéralement. La brillance du vin s’observe, elle, sur fond blanc, le verre tenu obliquement. La brillance est d’ailleurs très recherchée dans les vins blancs, elle est synonyme de bonne acidité. Observer ensuite la couleur du vin : plus il est foncé, plus il est réussi. Et le must, c’est le jambage : faîte tourner le verre, ce qui se dépose sur les parois renseigne sur la teneur en alcool du grand cru.
Deuxième étape : l’examen olfactif. On commence par le premier nez, verre posé sur la table, on apprécie les arômes les plus volatiles. Pour le deuxième nez, faîtes tourner le verre et flairez par saccades pour découvrir les odeurs évaporées. Petit à petit, vous allez être confronté à trois types d’arômes : les primaires, spécifiques aux cépages, les secondaires, floraux, fruités ou vineux et les tertiaires, pour les vieux vins qui ont fermenté. Attention, si votre vin a une odeur de bouchon, de colle, de vernis à ongle, de vinaigre ou d’œuf pourri, n’allez même pas jusqu’à la dégustation!
Dernier examen avant de descendre la bouteille : le test en bouche. Goûtez en petites quantités sinon vous pourriez mélanger toutes les saveurs. Pour bien apprécier, envoyez le vin vers le fond de la gorge et faîte le revenir. Aspirez alors un petit peu d’air par la bouche pour le diffuser et le réchauffer.
Normalement, un bon goûteur recrache le vin et ne l’avale pas… A vous de voir si vous êtes pro jusqu’au bout!
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