Culture
Peinture : Frédéric Adrait, une toile à la Scorsese
Moderne et anticonformiste, l'artiste lyonnais Frédéric Adrait commence à se faire un nom dans le milieu du «Street art » ou art de rue. Ses dernières œuvres sont à découvrir en ce moment au restaurant« Désir » jusqu'au 31 mai. Le vernissage vendredi 11 avril, marquait un nouveau tournant dans sa vie professionnelle.
« Dans les tableaux que je peins je cherche à faire passer une émotion », en effet Frédéric choisit ses modèles au « feeling », comme il le dit si bien lui même. La peur, l'étonnement, le dédain, l'envie des situations de tous les jours propres à chacun. Certains posent pour lui quelques fois, mais le plus souvent, c'est en fouillant sur le net qu'il trouve l'inspiration. Un visage, un sourire ou un regard peuvent le faire frémir et lui donner l'envie de créer. Pour ce faire, il utilise différentes techniques, la peinture acrylique sur toile restant sa prédilection, avec aussi du collage d'inscriptions ou pictogrammes chinois qu'il récupère sur des papiers ou cartons de restaurants. Tellement plus pratique et économique!
Un parcours atypique
Frédéric Adrait a tout de l’artiste branché et décalé, comme sa peinture au premier abord il peut paraitre vif, courant à cent à l’heure oubliant le temps et l’espace. Mais lorsqu’on le connait mieux, on retrouve un Fréderic calme, doux avec un air de nonchalance qui peut déstabiliser. Le Lyonnais trentenaire a d'abord commencé par des études de médecine, puis il s'est lancé dans la kinésithérapie, pour ensuite finir comme graphiste. Un parcours éclectique me direz-vous! « Depuis deux ou trois ans, je vis de mes créations, mais j'attendrai de voir ce que cela va donner! Je vis de ma peinture et j'espère que cela va durer! »
Le cinéma en peinture
L'artiste s'est longtemps cantonné au portrait, mais aujourd'hui il essaie d'allier ses deux passions peinture et cinéma. Un portrait de Jack Nicholson dans « Shinning », en est peut être la meilleure représentation: en le voyant on éprouve la terreur véhiculée par le film. Frédéric, fan de Martin Scorsese qui l'inspire dans son travail « pour moi le cinéma représente une scène de vie dont je peux me servir ». C'est pour cela que dans l'évolution de ses toiles, on découvre des personnages en situation de la vie de tous les jours, comme par exemple cette femme fumant sa cigarette d’un air perdu, ou cet homme adossé au mur de son appartement aux allures de gangster des années 30. Chacun y trouve son compte, l’émotion de l’interprétation appartenant à celui qui regarde.
Le peintre a de beaux projets en tête : exposer dans les festivals de cinéma et représentations de danse en principaux objectifs. Il sera présent sur Paris pour d'autres expos « Street art » ainsi qu'en Belgique ou en Suisse où il a déjà montré ses œuvres auparavant. Pour les curieux et intéressés il exposera au Regency à St Etienne, du 15 avril au 31 mai. Mais de toute façon selon Frédéric: « le meilleur reste à venir »
« DESIR » (jusqu’au 31 mai)
12 quai Augagneur
Lyon 6ème
« LE REGENCY » ( du 15 avril au 31 mai)
17 boulevard Jules Janin
Saint Etienne
Pour en savoir plus :
Site internet : http://www.adrait.com/
