Culture
Festival: Des rencontres Authentiks
Le festival des Authentiks signait sa 7e édition samedi soir. La pluie n’a pas eu raison des viennois, le théâtre antique était plein. La programmation très éclectique a ramené encore plus d’adeptes. Cette année, une large partie a été dédiée au hip hop. Pari risqué mais réussi: le style de la rue a réussi son entrée dans le théâtre avec brio.
19h30, début du concert, le ciel se dégage, la pluie s’arrête, le soleil fait son apparition… Comme ci cette septième édition des Authentiks démarrait sous une bonne étoile. On commence justement avec la lumineuse Yelle. De son vraie nom Julie, elle s’est faite connaître cette année en tant que copine de la sœur de Fatal Bazooka… Le célèbre « Parle à ma main » qui tournait en boucle sur les ondes cet hiver. Aujourd’hui, elle a laissé son collègue Mickaël Youn au vestiaire mais pas ses collants fluos! Sur scène, elle en jette, et ses fans midinettes adorent reprendre en cœur son tube « A cause des garçons ». Une reprise qui reste un succès et qu’elle a su moderniser pour la France et le théâtre de ce soir.
Le festival est connu et reconnu pour son côté hétéroclite. Cette année, le changement de style est encore plus flagrant: on passe de la musique electro-pop de Yelle à la danse hip hop. Nouveauté de cette édition: un battle a été organisé pour faire découvrir au public les compétitions de la rue. Aujourd’hui, les danseurs devront donner tout ce qu’ils ont, devant des viennois curieux et une piste très très très glissante! Avec la tombée de la nuit, le sol s’humidifie et se transforme en vraie patinoire, la performance est encore plus grande pour les danseurs. Ils se disputent les qualifications et la finale pour décrocher le titre de B-boy du théâtre antique…
On reste dans la culture hip hop avec la vedette de la soirée: Keny Arkana… Le rap français à l’état pur. Ce soir, elle a réussi à réunir tous les horizons avec ses textes revendicateurs et fédérateurs. Le public est apparemment en colère: points levés, ils la suivent dans ses textes contre le système et les inégalités. Sans contexte, elle est la star de ce festival pourtant habitué à un autre style.
Changement de décor, pas tout à fait d’univers… On reste dans le hip hop, plus classe, plus doux. Un violoncelle, une flûte et derrière la table de platines en marbre blanc, Wax Taylor: le DJ electro hip hop « classieux ». Pour beaucoup, révélation de l’année 2005, ici, il révèle le public du théâtre antique avec des titres de son précédent album « Tales of the forgotten mélodies ». Plus de 20 000 exemplaires écoulés en France, presque 7000 viennois conquis ce soir.
Mais les lyonnais dans la salle attendaient surtout la dernière surprise du festival, leur groupe local: Le peuple de l’herbe. C’est une seconde expérience aux Authentiks et ça se voit… Une aisance et un style personnel qui plaît au public. Beaucoup ont attendu toute la soirée pour voir les stars lyonnaises, ils ne sont pas déçus.
Aucune déception ce soir. Un grand coup de chapeau au programmateur qui a su mélanger les styles et les publics. Personne n’a été laissé pour compte.
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