Environnement
Le secteur aérien entend limiter son impact sur l’environnement
Le ministre français de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a signé une convention avec l’ensemble des acteurs du secteur aérien – industriels, compagnies, aéroports – par laquelle ces derniers s’engagent à maîtriser leur impact sur l’environnement. La convention comporte des objectifs précis en matière de réduction des gaz à effet de serre et de limitation des nuisances sonores.
Rien de bien neuf
Présentée comme une suite du Grenelle de l’environnement (2007), cette convention ne fait en réalité qu’entériner une politique menée par le secteur aérien depuis plusieurs années. La lutte contre la pollution sonore des avions est engagée depuis longtemps par de nombreuses municipalités dans le monde. Quant à des avions qui consomment moins de kérosène, c’est le souhait des compagnies aériennes qui espèrent réduire leurs coûts au moment où le baril de pétrole flirte avec les 100 dollars. Limiter l’impact sur l’environnement du secteur aérien passera d’ailleurs obligatoirement par un renouvellement de la flotte des compagnies : aujourd’hui, 20 % des avions les plus anciens représentent 60 % des émissions de CO2.
Cette convention signée par Jean-Louis Borloo ne retient pas par contre deux revendications défendues par les associations écologistes : la fin des subventions aux compagnies low-cost et la création d’une taxe sur le kérosène sur les lignes intérieures faisant concurrence au TGV.