L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) lève partiellement les interdictions de pêche en vue de la consommation de certains poissons. Les résultats de l’évaluation permettent de prononcer la conformité de certains poissons dits de pleine eau. Cela concerne uniquement les confluences du Rhône avec l’Isère et la Durance. Les brochets, sandres, perches et autres gardons de ces secteurs pourront à nouveau mordiller l’hameçon des amateurs de pêche et finir dans nos assiettes. Cependant, les espèces de fond, non piscivores, restent interdites à la pêche. La raison est simple : les sédiments constituent un réservoir pour les molécules de biphényle, le mercure et autres substances toxiques. Broutant à la fois les végétaux dont elles se nourrissent et les sédiments accrochés à ces végétaux, les espèces de fond ingèrent ces corps empoisonnés et restent dangereuses pour l’Homme. La contamination des poissons du Rhône par les polychlorobiphényles (PCB) a conduit les préfectures de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard et du Vaucluse à interdire la pêche sur le Rhône et ses canaux de dérivation en vue de la consommation et la commercialisation. Les poissons d’eau douce reprennent donc un peu de couleur et les pêcheurs retrouvent le sourire, neuf mois après la mise en application de ces arrêtés. Des analyses complémentaires seront effectuées avant la fin du mois de mai et de nouvelles décisions devraient intervenir durant l’été.
Le mercure du thermomètre chasse celui de l’eau douce et cette évaluation aura permis de lever certaines interdictions. La petite friture comme les gros poissons finiront de nouveau dans nos assiettes et seront de nouveau vendus, sur les marchés, ou dégustés dans les guinguettes.
Pour en savoir plus :
http://www.rhone.pref.gouv.fr/