Environnement
Génissiat : 60 ans d’hydroélectricité
Le barrage-centrale de Génissiat a marqué l’histoire française par ses prouesses techniques et environnementales. Il était donc normal que le ministre de l’écologie, Jean Louis Borloo, se déplace en personne pour fêter les 60 ans de sa construction. Un aménagement qui fait la fierté de la Compagnie Nationale du Rhône.
A cheval entre deux départements, l’Ain et la Haute-Savoie, le barrage-centrale d’Injoux-Génissiat fait partie des premiers aménagements français de ce genre. Au début des travaux en 1937, il déferlait déjà la chronique : plus de 3000 ouvriers mobilisés, du jamais vu dans le secteur du bâtiment.
1939, nouvelle prouesse : pour la première fois, on coupe le Rhône et le dévie. C’est un succès technique. Le barrage aura au moins cette corde à son arc. Marqué techniquement et historiquement puisque, pendant la seconde guerre mondiale il sera le maquis de l’Ain et la Haute-Savoie. Tout un symbole.
1948, date de la fin des travaux et des coupures d’électricité en France. Le barrage se couple au réseau et devient, dès l’année suivante, un symbole fort de la reconstruction nationale. 60 ans de mythe et d’histoire qui ne sont pas restés au grenier. Le barrage-centrale de Génissiat est toujours en activité. Il reste même un outil essentiel de production hydroélectrique à la Compagnie Nationale du Rhône. En 2007, il a produit 1792, 423 GWh, ce qui équivaut à la consommation annuelle électrique de la ville de Marseille.
Des résultats impressionnants qui lui valaient bien un anniversaire en grande pompe !
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