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Chantiers de bénévoles, des vacances utiles et enrichissantes
Au mot vacances, les premières images qui nous viennent à l’esprit sont banales : plage, repos, soleil, en un mot, détente. Pourtant, certains choisissent de mettre leur temps au service des autres, et profitent de leurs vacances pour s’engager sur des chantiers. Rencontre au Parc de Miribel-Jonage.
« J’aime la nature, la musique, et surtout, j’étudie le français, alors ce chantier était fait pour moi ». A 19 ans, Masashi, originaire de Tokyo au Japon, a choisi de passer quelques semaines de vacances à Lyon. Farniente ? Pas vraiment. Au programme, des ballades, un peu de tourisme pour découvrir le patrimoine et la culture de Lyon, mais surtout, du travail d’intérêt public. Comme Masashi, ils sont une quinzaine, venus des 4 coins du monde, a avoir choisi ces vacances pas comme les autres. Quatre ou cinq heures par jour, ces jeunes adultes (ils ont tous la vingtaine) vont devoir travailler. Leur mission ? Dégager la végétation qui envahit les alentours de l’observatoire à oiseaux du Parc de Miribel, et lui bouche la vue. Une fois débarrassés de ces plantes invasives, il leur réhabiliter une petite île des Grands-Vernes, dans le parc, prisonnière d’une lône du Rhône
Arrivés hier, et accueillis par un barbecue préparé pour l’occasion par les jeunes du centre social Georges Levy de Vaulx-en-Velin, les jeunes volontaires sont là pour 3 semaines, dans le cadre des chantiers de Concordia. Fondée en 1950 par des jeunes britanniques, français et allemands, l’association avait pour vocation de favoriser l’entente et l’échange entre les peuples au sortir d’une guerre que personne ne voulait revivre. Partagez avec des jeunes venus du monde entier sa culture, ses coutumes, sa religion, son savoir-vivre…et son savoir faire. Car l’autre enjeu de l’après-guerre était la reconstruction, et c’est dans cette optique que les chantiers Concordia prenaient tout leur sens.
Rencontrer, partager et rendre service
« Aujourd’hui, il n’y a plus à reconstruire, mais a préserver » explique Guillaume, un des éducateurs qui encadre la petite troupe internationale. Aujourd’hui, l’enjeu des chantiers Concordia c’est surtout de permettre à des jeunes de tous les pays de se rencontrer et de partager. C’est aussi une autre idée des vacances, axées autour de 3 points : environnement, culture et patrimoine. Des vacances « utiles » selon le mot de Guillaume, loin des tours opérateurs et du tourisme de masse, comme le confirme Teresa, 21 ans, qui arrive de Vienne en Autriche : « j’aime bien l’idée de l’échange, j’aime rencontrer des gens, et surtout, j’aime me rendre utile, ca ne me dérange pas de travailler si c’est pour rendre service ».
Pour son premier séjour en France, Teresa va aussi participer à son premier festival…en tant que bénévole. Ce week-end au parc de Miribel, se tient le Festival Woodstower, et les jeunes de Concordia sont mobilisés pour donner un coup de main aux 250 bénévoles déjà présents. « Monter, démonter les scènes, aider à l’accueil, à la buvette, à la billetterie…la totale ! Travailler d’entrée pour un festival, c’est quand même plus sympa pour l’intégration ! » nous glisse Benjamin, un des organisateurs de Woodstower.
En échange des travaux effectués, ces adultes en devenir s’offrent des vacances pas cher : 3 semaines nourris et encadrés pour 160 euros, et avec 1200 chantiers répartis à travers le globe, ils n’ont que l’embarras du choix… « Je ne voulais pas venir en France, c’est ma copine qui m’y a traîné » taquine Murat en lui lançant des regards complices. Le jeune turc avait peur de travailler dur, mais à peine 24 heures après son arrivée, il est ravi : « Ce qui me surprend le plus c’est l’environnement, très agréable, et il y a une bonne ambiance dans le groupe ». Si certains se demandent quoi faire l’été prochain…
En savoir plus sur Concordia : www.concordia-association.org
En savoir plus sur le festival Woodstower : www.woodstower.com