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Une virée dans la ville bleue avec Zita Swoon
Les belges de Zita Swoon se produiront sur scène dans le cadre du festival Woodstower, à Miribel. L’occasion de revenir sur leur dernière livraison, Big Blueville. La France avait les Rita, la Belgique a les Zita. Encore peu connu chez nous, Zita Swoon écume pourtant les scènes depuis près de 15 ans, à Anvers, oú il est né, et dans toue l’Europe.
Emmenée par SKC a.k.a Stef Kamil Carlens (ex-Deus), auteur, compositeur et âme du groupe, la formation est à géométrie variable selon les albums.
En 2008, Zita Swoon c’est un album sorti au printemps, Big Blueville. Big Blueville nous invite à revisiter, à travers de nouveaux arrangements, bon nombre de titres présents sur l’opus précédent, Blue City. Bouclé en 48h, l’album, qui propose tout de même 3 inédit, respire la spontanéité. Un son pop rock simple, un peu mélancolique, nourri d’influences aussi nombreuses que différentes.
C’est un peu la voix de Stefan Eicher qui se prélasse sur la folk de Dylan. La fragilité d’un Bucley et l’éclectisme d’un Tom Waits. De ci de là, un soupçon de jazz, une pointe d’Amérique latine et les voix des sœurs Gysel, qui assurent les chœurs pour une pincée de soul. Et, c’est une habitude depuis 2004, quelques textes dans la langue de Molière, co-écrits avec Miossec au milieu d’un répertoire qui préfère habituellement celle de Shakespeare.
Voila pour la forme. Le fond lui, est un juke-box d’ambiances. Infinite Down et Looking for a friend, qui ouvrent l’album sont empreints de mélancolie, mais une mélancolie pleine d’espoir. L’espoir, c’est pour les autres titres, plus entraînants, parfois teintés de ska comme I feel alive in the city, ou plus épurés, à l’image de People can’t stand the truth. On se laisse aller au swing de Quand même content, et après 10 titres, l’album s’achève sur Giving up the hero, un morceau dans la plus pure tradition pop. Sur ces compositions jamais agressives ou surchargées, SKC nous livre des textes qui parlent d’amour, de guerre, de solitude, d’amitié, et même de Paris…la vie, quoi.
Mais la vraie patte de Zita, elle se ressent en concert, puisque le groupe belge ne se contente pas de jouer les morceaux du disque. Zita n’offrent pas des concerts mais des spectacles, souvent sur le chemin du spectacle de rue, en intéraction avec le public, toujours. Le mieux pour se faire une idée c’est d’aller les voir sur scène samedi a 18h, dans le cadre du festival Woodstower, en compagnie, entre autres, du reggae californien de Groundation.