Lyon
CANICULE : Un plan même sous la pluie
Le 1er juin dernier, la France a déclenché le premier niveau du plan Canicule. Vérification des dispositifs opérationnels, veille quotidienne de l’activité sanitaire, repérage des personnes vulnérables… Des actes de préventions jusqu’au 31 août. Pour l’instant, ça ne va pas plus loin. Normal, avec des températures qui atteignent à peine les 20 degrés et une pluie qui ne cesse de tomber.
Le 1er juin dernier, la France a déclenché le premier niveau du plan Canicule. Vérification des dispositifs opérationnels, veille quotidienne de l’activité sanitaire, repérage des personnes vulnérables… Des actes de préventions jusqu’au 31 août. Pour l’instant, ça ne va pas plus loin. Normal, avec des températures qui atteignent à peine les 20 degrés et une pluie qui ne cesse de tomber.
On se croirait en plein mois d’avril. 15 à 20 degrés la journée, des nuits fraîches, les parapluies de sortie… Et pourtant le plan canicule a bien été mis en route. Une mesure de prévention qui a commencé, comme chaque année, le 1er juin dernier. Les autorités se préparent aux périodes de fortes chaleurs tout en ayant conscience qu’elles n’auront pas à intervenir comme les autres années. En 2006, le plan canicule avait été déclenché deux fois pour le seul mois de juillet. La chaleur avait été forte et longue mais la catastrophe sanitaire avait été évitée. 2 000 décès en France alors qu’on en attendait environ 6 000. Une réduction due à la réactivité des secours et à la mise en place de prévention.
Dans le Rhône, on ne s’inquiète pas. Aucun décès dû à la chaleur n’a encore été déploré. Les maisons de retraite se préparent mais ne tirent aucune sonnette d’alarme. Dans l’établissement pour personnes âgées Marius Bertrand dans le 4e, il n’y a eu aucune catastrophe. Pour le personnel, le mois de juillet a été plus que raisonnable. Aucun patient n’a souffert de la chaleur ni des changements de température d’un jour à l’autre.
Le Préfet n’a pas eu à déclencher le niveau 2 du plan. Il le fera en concertation avec les autorités sanitaires et les stations météorologiques. Pour donner l’alerte, il faut que la vague de chaleur atteigne plus de 20° la nuit, 34° la journée et qu’elle dure au moins trois jours. Une mise en garde et des actions de prévention seront alors mises en place pour limiter les dangers. Pour l’instant, il n’est pas question de déclencher ce palier.
Si beaucoup désespèrent du temps, méfiez-vous quand même. Rappelez-vous d’un mois d’août 2003 caniculaire. Près de 15 000 décès dans toute la France dont 489 dans le Rhône. On ne l’avait pas vu venir !
La sécheresse tombe à l’eau
Pas de crise de sécheresse à l’horizon dans le Rhône. Le comité du Département s’est réuni, le 13 juillet dernier pour donner des conclusions surprenantes pour la saison : il y a trop d’eau. Les cours d’eau et les bassins d’alimentation des nappes phréatiques ont un niveau d’eau extrêmement élevé. Les sources du Département présentent également des débits rarement observés à cette période de l’année. Les nappes du Rhône et de la Saône ont même retrouvé leur niveau normal. Le comité sécheresse attendait cela depuis des années. Pour une fois, il n’y a pas de situation de sécheresse à déplorer, en plein mois de juillet. Les agriculteurs se plaignent même d’avoir trop d’eau. La consommation d’eau qui sert chaque année à irriguer des terres serait à un niveau historiquement faible. La pluie a pris le relais.
Cependant, les préleveurs doivent continuer à donner l’état de leurs relevés sur les nappes phréatiques. Comme pour la canicule, on ne sait pas ce que nous réserve le mois d’août !
www.sante.gouv.fr/canicule
www.ecologie.gouv.fr/-Secheresse
www.secheresse.info
