Lyon
Gastronomie : Lyon en “mode” bugne
Quenelle, sabodet, saucisson brioché, rosette, cervelle de canut en passant par les douceurs comme les coussins, les papillotes… sont autant de spécialités “made in” Lyon, qui ravivent les papilles des amateurs, qu’ils soient petits ou grands. Février oblige, zoom sur les bugnes lyonnaises, reines des étalages à l’occasion de Mardi-Gras.
Miam Miam… Bûches pour Noël, galettes pour l’Epiphanie, bugnes à l’occasion des carnavals... Les personnes désireuses de perdre quelques kilos superflus ne choisissent pas la période la plus appropriée. Diable que la tentation peut être forte. Comment ne pas résister à ces petits beignets saupoudrés de sucre glace ? Un petit retour historique sur ce dessert simple et populaire s’impose. Tout commence au Moyen Age, plus particulièrement en 1538. En plein Carême - période longue de 40 jours allant du mercredi des Cendres jusqu'au Samedi Saint - les hommes ne devaient faire qu'un seul repas. La viande, le fromage, les œufs, le beurre… ne pouvaient être consommés. Dure épreuve pour les travailleurs lyonnais, amateurs de bonne chère… Lyon n’est pas la Capitale de la Gastronomie pour rien ! Pour remplir la panse de leurs époux, les Lyonnaises mélangent alors de la farine, de la levure de bière ou de grain, puis ajoutent de l'eau à la mixture liquide. Une fois la pâte reposée puis travaillée et étalée, elles confectionnent des petits beignets en forme de losange. Ils sont ensuite frits dans de l'huile… voilà la naissance des bugnes.
De leur coté, les charcutiers lyonnais, en offraient sur leurs étalages, en guise de cadeaux à leurs clients qui allaient délaisser leurs commerces pendant le Carême. Ce mets sucré amélioraient quelque peu le quotidien des croyants l’espace des 40 jours de jeûne.
Une recette qui évolue
Au fil du temps, la recette évolue. Cinq siècles plus tard, la confection ancestrale des bugnes ne ressemble en rien à notre préparation actuelle qui s’est enrichie… Exit les ingrédients pauvres, bonjour le gras ! Œufs, sucre et beurre complètent ainsi la recette, datant du XVI ème siècle, pour le plaisir des gourmets. Aujourd’hui, les boulangeries proposent deux sortes des bugnes : les moelleuses gonflées, roulées, extrêmement fines, ou les croustillantes, que l’on appelle les Oreillettes. Typiquement lyonnaise, la bugne se grignote aujourd’hui un peu de partout durant tout le mois de février…
Quelle que soit leur forme, les gourmands n’en font qu’une bouchée. À consommer néanmoins avec modération (si vous tenez à votre ligne !)… Bon appétit !
