Lyon
Le chapiteau or et rouge s’installe à Lyon
Pinder, comme chaque année, prend ses quartiers de printemps à Lyon. Jusqu’au 27 avril, clowns, acrobates, dompteur de fauves, magiciens, équilibristes… viennent faire leur cirque pour le grand bonheur des petits comme des grands. Sur l’esplanade du quai Perrache, les 33 semi-remorques sont méticuleusement ordonnées autour du chapiteau jaune et rouge qui accueille chaque soir des milliers de spectateurs. Véritable institution, le cirque Pinder sillonne les routes de France depuis plus de 150 ans.
Un spectacle vivant
Au fil des années, Pinder n’a jamais perdu son âme de spectacle vivant populaire. En 2008, clowns, animaux, magiciens, trapézistes, lanceurs de couteau, jongleurs, équilibristes…se succèdent pendant plus de deux heures. On est loin des spectacles formatés : il y a de l’émotion à chaque instant. Le public, retrouve une âme d’enfant. Il frémit, rit, s’envole, s’amuse. Sur les gradins, se côtoient têtes blanches comme têtes blondes, on peut même y croiser des ados qui ont délaissé leur console de jeux. Impossible d’énumérer, ni de décrire les numéros. Il y en a pour tous les goûts. Un petit coup de cœur pour Frédéric Edelstein qui fait face à plus de 16 fauves et n’hésite pas (et c’est unique) à présenter tigres et lions, mâles et femelles ensemble. Non, le cirque, ce n’est pas ringard ! Au contraire, depuis quelques années, on assiste même à des naissances magiques comme le cirque Plume, le cirque du Soleil… Ils enrichissent leurs spectacles d’une mise en scène théâtrale. Pinder fait partie de cette grande famille, il a su évoluer tout en préservant ses traditions et compte parmi les cirques européens célèbres.
Une histoire ancienne
Pinder, c’est une grande histoire d’amour avec ses différents propriétaires. William Pinder assemble 4 bouts de planches et a l’idée d’ériger un grand mat recouvert d’une grande tente. Il effectue des allers-retours entre la France et l’Angleterre où il donne des spectacles. Un de ses fils reprendra le flambeau et s’installera définitivement en France. La 1ère guerre mondiale oblige le cirque a stoppé son activité. La reprise sera dure, la concurrence fait rage, il faut moderniser. Charles Spiessert rachète ce trésor au bord de l’asphyxie financière. Fort d’un spectacle de qualité, d’une reconnaissance du public, le nouveau propriétaire investit dans un matériel dernier cri. Pinder déboule dans les cités avec ses camions, ses caravanes, ses animaux exotiques… La 2ème guerre mondiale interrompt une nouvelle fois l’activité qui reprendra de plus belle en 1946 avec de spectaculaires tours de la ville pour annoncer le spectacle du soir. Des vedettes du music-hall viendront se produire sous le chapiteau. Les enfants ne possèdent pas le talent commercial de leur père. L’entreprise périclite, le comédien Jean Richard rachète l’affaire en 1971. Sa passion de l’art du cirque ne le sauvera pas de la faillite. Le Lyonnais Georges Edelstein, rodé au commerce, gestionnaire relève le défi en 1983. Depuis, Pinder est une belle entreprise familiale qui s’attache préserver avec succès la tradition ancestrale du cirque.
Pinder
Jusqu’au 27 avril
Quai Perrache (près du marché Gare) 69002 Lyon
http://www.cirquepinder.com/
Le cirque Pinder en chiffres
• 147 personnes
• 33 semi-remorques
• 5 Km de convoi
• 2 millions de spectateurs par an
• 180 villes françaises visitées
• 120 animaux dont 52 fauves
• 4500 litres de fuel utilisés tous les 10 jours
• 6500 litres de gazole tous les 10 jours
• 4,5 tonnes de viande
• 100 bottes de paille, 100 bottes de foin par semaine
• 6 heures pour monter le chapiteau de 2 000 places, 3 heures pour le démonter

