Lyon
Grenelle de l’insertion : Martin Hirsch s’explique
Pour Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté, le Grenelle de l’Insertion ressemble à un véritable tour de France
Pour Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté, le Grenelle de l’insertion ressemble à un véritable tour de France. A l’initiative de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, il était présent, lundi, dans l’agglomération lyonnaise pour parler « transports ». Un sujet rapidement mis de côté au profit du revenu de solidarités actives (RSA), dossier brûlant concernant le retour à la vie active et englobant la question de « mobilité des citoyens ».
Le transport avant tout
Le RSA en ligne de mire
Emploi : Le RSA, pour qui ? Pourquoi ?
Testé dans 40 départements français, le revenu de solidarités actives (RSA) sera généralisé d’ici 2009. Son rôle est encore ambigu, ses caractéristiques un peu floues. Voici donc quelques informations pour bien cerner le dossier.
Le RSA, c’est quoi ?
Le revenu de solidarité active (RSA) est un complément aux ressources. Un dossier délicat qui a été confié à Martin Hirsch. Il ne s’agit pas d’un revenu de substitution au RMI ou autre revenu social. Proposé au gouvernement l’été dernier, il a déjà conquis près de 34 départements et sera généralisé à la France entière dans les mois à venir.
Le RSA, c’est pour qui?
Il est destiné aux travailleurs dont les revenus sont très modestes ainsi qu’aux bénéficiaires de minima sociaux. Autrement dit, il vise les allocataires du RMI et de l’allocation de parent isolé (API). Inclus dans la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (Tepa) d’août 2007, il garantit un revenu décent. Il tient compte des revenus de l’activité professionnelle et des charges de la famille. Il accompagnera les personnes au moment de reprendre une vie active.
Le RSA, pour quels résultats?
Ce nouveau revenu social devrait inciter à l’activité professionnelle. Autrement dit, il aura pour but de faciliter le retour à la vie active des personnes et d’accentuer des écarts parfois insignifiants entre une pension versée à un chômeur et un salaire accordé à un employé. De plus, il devrait garantir un emploi stable, durable. C’est une façon de lutter contre la pauvreté et d’accorder un salaire décent à une personne qui (re)trouve un emploi. Enfin, le RSA assure une augmentation de revenu pour l’exercice de toute activité professionnelle, pendant une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans.
Quel financement pour le RSA ?
Si beaucoup ont critiqué le financement de cette nouvelle aide financière, Martin Hirsch assure que dans un premier temps, 1,5 milliards d’euros vont être débloqués pour mettre en place le RSA. Et d’après le Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté, il ne s’agit pas « de prendre de l’argent d’un côté pour le verser de l’autre » ni de supprimer le RMI pour le remplacer par un autre.
Pour en savoir plus :
http://www.grenelle-insertion.fr/ www.premierministre.gouv.fr/information/questions_reponses_484/est_revenu_solidarite_active_56861.html
