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Jacques Robin, médecin du cœur, médecin de coeur
C'est après une mission au Cambodge où il prend conscience de la gravité de la situation que le Dr Jacques Robin, chirurgien cardiaque, décide de créer à Lyon une antenne de la Chaîne de l'Espoir. Deux buts à cela : augmenter le nombre d'opérés en France mais aussi augmenter les moyens financiers de l'association. Aujourd'hui, un an après, il nous dresse le bilan…
C'est après une mission au Cambodge où il prend conscience de la gravité de la situation que le Dr Jacques Robin, chirurgien cardiaque, décide de créer à Lyon une antenne de la Chaîne de l'Espoir. Deux buts à cela : augmenter le nombre d'opérés en France mais aussi augmenter les moyens financiers de l'association. Aujourd'hui, un an après, il nous dresse le bilan…
Lyongratuit : Combien d'enfants ont été opérés à Lyon depuis un an ? Comment sont-ils "choisis" ?
Jacques Robin : Nous avons respecté notre engagement d'opérer deux patients tous les deux mois, même en été. Pour le moment, nous en avons donc opéré dix, qui venaient de Djibouti, du Tchad, du Congo, du Cameroun et d'Irak. Les enfants que nous opérons viennent de pays en grandes difficultés, en guerre ou en voie de développement. De manière plus générale, nous essayons de favoriser l'autonomie médicale de ces pays, comme au Cambodge où il y a désormais un centre pour opérer sur place.
Ce sont les médecins locaux qui repèrent les enfants nécessitant une opération, mais nous pouvons aussi nous en charger lors de nos missions. Nous ne pouvons malheureusement "sélectionner" les malades trop avancés, ni ceux qui ne le sont pas assez.
LG : Quelles pathologies soigne-t-on à Lyon ?
J.R. : Pour le moment, à Lyon, nous ne soignons que les pathologies cardiaques, qu'elles soient de naissance ou évolutives, comme les troubles valvulaires. Dans quelques mois, nous espérons pouvoir pratiquer la chirurgie orthopédique, pour guérir les maladies de la colonne vertébrale, de la hanche, etc. Nous souhaitons, bien sûr, diversifier les types d'intervention.
LG : Combien compte-t-on de médecins bénévoles engagés dans cette démarche à Lyon ?
J.R. : Il y a deux chirurgiens cardiaques (nda : Dr Jacques Robin, Pr Jean Ninet), un cardiologue pédiatre (nda : Dr François Sassolas), deux anesthésistes-réanimateurs (nda : Dr Jean Neidecker, Dr Dominique Bompard). Mais il ne faut pas oublier toute l'équipe qui assure la convalescence et les infirmières, présentes de jour comme de nuit.
LG : Comment une telle action est-elle possible au niveau administratif et politique ?
J.R. : C'est l'antenne parisienne de la Chaîne qui se charge des papiers administratifs. Pour que les enfants puissent être opérés en France, il leur faut un visa, qui est délivré par le Consul de France de leur pays. C'est lui qui donne son autorisation après avoir consulté le dossier de chaque patient.
LG : De quoi avez-vous besoin aujourd'hui ?
J.R. : De médecins bénévoles, de financements (98% de nos fonds sont des dons). Le coût de la venue d'un enfant en France s'élève à presque 10 000 euros, même si nous faisons tout pour réduire les frais au maximum (en limitant la durée du séjour en hôpital, en signant des accords avec les compagnies aériennes responsables du transport…). Nous avons aussi besoin de familles d'accueil, avec ou sans enfants, quel que soit l'âge, à partir du moment où elles sont disponibles.
Pour en savoir plus : http://www.chainedelespoir.org/
Pour faire un don : http://www.chainedelespoir.org/don/index.php
Pour devenir famille d'accueil : contacter Véronique Greslé au 06 74 24 66 94 ou par e-mail : vp.gresle@club-internet.fr
