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JO de Pékin : le disque français au top 50 chinois
Tout le SIRPA de Lyon (service d’information et de relations publiques des armées) est derrière sa championne ! Mélina Robert-Michon, chef de file du disque féminin français, appartient au personnel civil de la défense et travaille à mi-temps au service événementiel du Sirpa. Ses horaires aménagés lui permettent de peaufiner son entrainement de sportive de haut niveau, soit 25 à 30 h par semaine, pour faire partie du top 15 mondial.
La championne lyonnaise Mélina Robert-Michon lance pour la France
Dernièrement, elle a remporté la médaille d’argent aux Championnats d’Europe d’hiver de lancer de disque, ce qui laisse augurer une participation intéressante aux JO de Pékin. La jeune athlète lyonnaise aborde avec sérénité la dernière ligne droite avant ce rendez-vous avec la gloire.
Une sportive dans l’âme
Mélina aime le sport et ce, depuis toujours. Née en 1979 en Isère, la jeune fille excelle en la matière. Elle aime le hand-ball mais son prof d’EPS au collège, devinant sans doute le potentiel de l’enfant, lui conseille de s’inscrire dans un club d’athlétisme. Au lycée, elle se décide et essaye tout : course, saut, marche, lancer… « Je n’avais pas d’affinité particulière pour le disque avoue-t-elle. Sa rencontre avec Jacques Pelas sera déterminante. « J’ai découvert une discipline très technique qui demande, en un temps très court, de mettre le corps dans des conditions optimales. J’aime les challenges ! » précise Mélina en souriant. Elle débute le disque en 1997 et dès 1998 décroche la deuxième place aux championnats du monde junior. En 2000, elle s’envole pour les JO de Sydney « ce fût très dur sur le plan psychologique. La pression est extrêmement forte. ». 2001, elle est championne du monde espoir (- de 23 ans). L’année 2004 sera éprouvante. Mélina se blesse en 2005, une hernie discale qui met sa saison entre parenthèse. « J’ai dû repartir, perdre l’appréhension, relancer la machine et reprendre confiance. J’ai travaillé autrement, plus en profondeur. Ma musculature avait besoin d’une révision !!! Il fallait tout rééquilibrer. » explique la jeune femme. Depuis, elle a renoué avec la victoire et retrouvé les plus hautes marches des podiums nationaux comme internationaux.
Le disque, la persévérance comme crédo
Cela parait si simple de lancer un disque de 1 kg (pour les femmes 2 Kg pour les messieurs) le plus loin possible. Pourtant en une seconde, il faut réaliser le geste parfait, mettre tout le corps dans les conditions optimales. Ce sport pratiqué depuis l’antiquité implique un mental d’acier. « Il faut répéter encore et toujours, la progression peut être lente. L’athlète travaille dans l’ombre. Il faut des années pour acquérir le geste, la régularité, l’expérience. C’est un sport à maturité tardive ! On est au top vers 30 ans » explique en riant Mélina. « Je regrette qu’il ne fasse pas partie de notre culture comme en Allemagne par exemple. En France, nous sommes peu à pratiquer et encore moins à un haut niveau. C’est un peu frustrant, j’ai besoin d’émulation ! »
Demain les JO
Mélina s’apprête à disputer ses troisièmes JO. « C’est un évènement universel souvent l’aboutissement d’une carrière sportive ». Ses objectifs ? Etre dans les 8 premières et plus si affinité ! En attendant, elle peaufine son geste et intensifie son entrainement. Pendant les quelques semaines à venir, exit les sorties restau avec ses amis, les virées shopping entre copines. « Heureusement, tous sont très compréhensifs ! Ma famille, mes amis sont un élément très important pour mon équilibre ! ».
Lorsqu’on l’interroge sur le problème du Tibet, elle répond sans détour. « Les JO sont l’occasion de mettre sous les projecteurs un pays et ce pendant un temps assez long. Les yeux du monde entier sont rivés sur ce coin de planète. La sur-médiatisation permet souligne les points défaillants d’un système. Un sportif a ses convictions, ses engagements mais il ne faut pas oublier que cela représente pour chaque participant 4 ans de préparation, de travail et de sacrifice. » Difficile en effet de demander à ces champions de faire de la politique, voire de la diplomatie. Ils seront là pour défendre les valeurs universelles du sport.
