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Pâques : La naissance de l’œuf en chocolat
Le héros indémodable des fêtes de Pâques, c’est le chocolat. Mais avant d’arriver en forme de poule et de cloche dans les rayons, il y a tout un processus de fabrication. Une préparation qui nécessite patience et savoir faire. Fabriquer du chocolat est un art que les chocolatiers maîtrisent sur le bout des doigts.
Le chocolat arrive à l’état brut chez les artisans. Souvent noir intense, il se décline sous forme de petites pastilles. Rien d’appétissant ! Les chocolatiers le transforment donc en véritable œuvre d’art pour que son ramage se rapporte à son plumage.
Première étape : le cotonnage. On nettoie soigneusement les moules. Il faut qu’ils soient bien propres pour la première couche de chocolat. Une couche fine qui donne une certaine brillance à la création.
Deuxième étape : la couleur. Complètement naturelle chez les vrais chocolatiers, elle se crée avec du beurre de cacao coloré. En vrai travail d’artiste, elle est appliquée au pinceau. Attention à ne pas trembler ! Ce sont les moules et les couleurs qui donnent de l’originalité aux chocolats. On peut les décliner sous forme de chiens, de masques voir de téléphones portables…
Troisième étape : le remplissage. D’abord à ras bord puis on enlève le surplus. Il faut que le chocolat reste fin : moins d’un centimètre d’épaisseur.
Quelques minutes au réfrigérateur et le chocolat est prêt à être démoulé. On découvre alors la surface brillante du chocolat, rendue possible grâce à la première étape.
Puis, il faut assembler. Le but est de créer de vraies œuvres d’art ! Pour bien « coller » les parties, le chocolatier utilise de la bombe à froid. Cette même bombe que l’on voit sur les terrains de football quand il y a un blessé. Elle sert de colle et fige le chocolat beaucoup plus rapidement. C’est ici que le travail d’artiste prend tout son sens. Il faut redoubler d’imagination pour créer des œufs originaux. Une étape importante puisque les clients sont plus séduits par l’esthétique que par le goût.
Et pour ceux qui voudraient se risquer à la fabrication du chocolat, nous vous livrons un petit secret : garder la fabrication à 34 degrés maximum pendant tout le processus de création. C’est la température idéale pour que le chocolat ne soit pas trop dur ou trop mou.
Autre détail qui a son importance : le chocolat noir ne fait pas grossir. Rien ne vous empêche donc d’en profiter. Pour Pâques, il est à consommer sans modération
