Société ...
OPAC du Grand Lyon : Présent sur tous les fronts !
Crise du logement, réchauffement climatique, vieillissement de la population, crise des grands ensembles : l’OPAC du Grand-Lyon intensifie ses efforts pour offrir des logements qui répondent aux besoins de la société contemporaine. Objectif : comprendre la société et trouver des solutions à ces questions préoccupantes pour répondre efficacement à la demande.
Favoriser l’expansion sans ghettoïsation
« Mieux comprendre la société et trouver des solutions aux questions préoccupantes pour répondre activement à la demande ». Tel est l’enjeu de l’OPAC du Grand-Lyon pour l’année en cours. En 2008 plus qu’en 2007, l’organisme lyonnais spécialisé dans le logement social aura notamment pour but de diversifier les emplacements des bâtiments pour ne pas avoir des quartiers à 2-3 % de logements sociaux à tel endroit contre 30-35 % dans l’arrondissement ou la ville voisine. « Nous devons faire attention au phénomène de ghettoïsation », explique Yvon Deschamps, président de l'OPAC Grand-Lyon. Cette volonté de mixité sociale fait suite à « la crise des grands ensembles ». Les quartiers sensibles de la Grappinière, Vaulx-en Velin, Mermoz Nord, Lyon 8è, la Sauvegarde, Lyon 9è ou encore celui des Minguettes, Vénissieux sont en cours de restructuration. 50 % du patrimoine de l’OPAC est situé dans les « quartiers chauds de l’agglomération ». C’est pourquoi le groupe a entrepris une politique de grands travaux de restauration. Des couleurs chaudes, des espaces verts, la destruction de grands blocs au profit de petits pavillons : des aménagements qui à long terme tendent à désensibiliser ces types de quartier. D’autre part, la crise du logement est en partie due à la sédentarisation des locataires. Aujourd’hui, le taux de rotation annuel est de 6% contre 12% il y a cinq ans. Or, la demande est telle que le groupe n’a pu satisfaire qu’une demande sur huit en 2007. Pour répondre à la demande, la production de nouveaux appartements a été quadruplée depuis 2002. L’agglomération lyonnaise accueillera 1 362 logements supplémentaires d’ici deux ans. 58 % d’entre eux concernent le rachat d’immeubles anciens et leur réhabilitation. Le reste se résume à de la construction en partenariat avec des promoteurs privés. Tous les quartiers de Lyon sont concernés.
L’OPAC en tablier vert
D’autre part, lutter contre le réchauffement climatique passe par le logement. Le secteur du bâtiment est fortement consommateur de ressources à la fois dans la construction mais aussi dans la vie quotidienne. Un créneau sur lequel travaille aussi l’OPAC du Grand-Lyon. En 2006, lors de la rénovation du quartier de la Darnaise, à Vénissieux-Minguettes, des panneaux solaires ont été installés sur le toit des immeubles. Une façon de réduire les factures d’électricité des locataires de 35 à 40 % et de favoriser l’utilisation d’énergie renouvelable. Le développement durable est un axe stratégique pour le 1er groupe foncier à caractère social du département. Tant que possible, l’OPAC tient à instaurer des normes écologistes lors de ses constructions mais aussi, lors de ses réhabilitations. En tout, 1200 projets de constructions environnementales sont d’ores et déjà prévus. Parallèlement, des actions sont menées dans les quartiers pour sensibiliser les riverains à l’éco citoyenneté. « Ma résidence n’est pas une poubelle… parlons-en ! » et « La Darnaise, à la recherche des trésors recyclables » sont deux opérations récentes de mars et avril dont le but était de susciter une prise de conscience chez les locataires et une sensibilisation à la qualité de l’environnement.
Seniors et personnes handicapées, autres priorités
D’ici 2010, la France devrait compter 10 millions de personnes de plus de 65 ans et 5 millions de plus de 75 ans. Le vieillissement de la population est donc un enjeu à ne pas omettre. C’est pourquoi en 2006, l’OPAC du Grand-Lyon lance le label « Age d’Or Habitat ». Un label qui garantit aux seniors des logements appropriés. Chaque réhabilitation nécessite des aménagements : une douche au lieu d’une baignoire, des barres de soutien dans les sanitaires, des volets roulants électriques, des revêtements de sol adhérents… Les 60 ans et plus représentent 30 % de la population de l’OPAC, ce qui oblige à équiper et améliorer l’agencement des appartements. Il en va de même pour les personnes à mobilité réduite. L’accès à un immeuble est souvent laborieux voire limité pour les fauteuils roulants. Il est difficile d’élargir un montant de porte ou de transformer l’entrée d’un immeuble. C’est pourquoi les efforts se concentrent davantage sur les nouveaux appartements. Des portes plus larges, des entrées d’immeubles automatisées : autant de petites choses qui facilitent le quotidien de ces personnes handicapées. Des efforts humains et financiers – 500 000 €, ndlr - qui ont déjà permis d’adapter 267 logements entre 1998 et 2006. L’objectif de cette année est fixé à 130 appartements aménagés, soit 100 de plus que la moyenne annuelle depuis dix ans.
« De la volonté et de la sueur pour rendre le quotidien de chacun plus agréable. » Une philosophie à laquelle l’OPAC du Grand-Lyon adhère afin d’étendre son patrimoine pour répondre efficacement à la demande. Des efforts qui, à long terme, permettront peut-être de réduire un délai pouvant réclamer jusqu’à 4 ans d’attente avant qu’un dossier soit traité.
Pour en savoir plus :
http://www.grandlyon.com/OPAC.432.0.html
