En 1978, Demeures et Châteaux naissait, avec 40 pages consacrées à l’immobilier de luxe. Aujourd’hui, il compte quelque 300 pages bimestrielles, consultées par 136 000 personnes. Le magazine fête ses trente ans en sortant un numéro spécial avec plus de mille propriétés présentées. L’occasion de rêver un peu.
Cendrillon dévala les marches du géant escalier en pierre pour rejoindre son carrosse avant la fin des douze coups de minuit… Mais elle se ravisa, pour finalement s’affaler dans un transat au bord de la piscine, au milieu de son parc de six hectares entouré de chênes centenaires.
Bizarre ? Pas tellement si l’on se fie aux pages du magazine dédié à l’immobilier de luxe Demeures et Châteaux. Véritable recueil de petites annonces spéciales demeures de princesse, c’est la bible des Cendrillon des temps modernes. Dans chaque numéro, plus de 600 biens dits d’exception sont regroupés. A croire que tous les comtes, barons et princes de France et de Navarre ont déserté le pays…
Demeures et Châteaux, c’est avant tout un magazine d’annonces immobilières, mais qui ne se contente pas de mettre des biens en vitrine.
En dehors des photos, presque irréelles, de salons rangés, de vitres propres, de décoration assortie, et de pelouses tondues au millimètre (on en chercherait presque le jardinier caché derrière un rosier), la revue propose d’autres rubriques : enquêtes sur le marché de l’immobilier haut de gamme, reportages sur une région, interviews de personnalités passionnées par les demeures d’exception, et cote de l’immobilier de luxe dans chaque région.
Chacun son rêve
Demeures et Châteaux propose des biens pouvant aller jusqu’à quelques millions d’euros, ce qui n’est certes pas à la portée de toutes les bourses. Mais à bien y regarder, un grand appartement à Paris, sur deux étages et avec terrasse tout de même, peut atteindre, voire dépasser, le prix d’une demeure XVIIè aux environs de Tours, avec étang et maison d’invités. Demeures et Châteaux a le mérite de laisser le choix, et d’offrir un peu d’évasion à qui feuillette ses pages. Et pour ses trente ans, le magazine sort un numéro spécial de plus de 500 pages. Cette belle rétrospective revient sur trente ans d’évolution de l’immobilier haut de gamme. Sans oublier les annonces. Et finalement, trente ans, c’est sans doute la durée du prêt à souscrire pour s’offrir un rêve de princesse… A moins de relire Cendrillon, pour rêver à moindre coût.