J’étais mercredi à Gerland. Comme tout le monde, j’ai assisté à un match bien moyen et au fil du temps, j’espérais que nous n’aurions pas de prolongation. Grâce à Juni nous nous sommes qualifiés pour la finale contre le PSG. Le 9, j’étais peu optimiste pour la réception de Nancy qui venait à Lyon pour assurer la 3ème place qualificative pour le tour préliminaire la Ligue des Champions…Bordeaux, lui recevait Sochaux qui n’a plus rien à espérer si ce n’est que les clubs reçoivent une certaine somme d’argent en fonction de leur classement. Deux points seulement séparent toujours les Girondins des Lyonnais ! Tout était contre Lyon samedi et je me disais que l’OL n’arriverait pas à se sortir de cette spirale de malchance, et d’absence de réussite qui collent aux chaussures de nos joueurs. Pour couronner le tout, lors du match de Bordeaux, des erreurs d’arbitrages ont fleuri comme un pénalty refusé aux Sochaliens. Rappelons que Bordeaux a bénéficié des largesses du corps arbitral pendant toute cette saison et notamment contre Nancy.
OL maudit ?
Je suis d’accord avec Jean-Michel AULAS : cette année, nous avons l’impression que tout se ligue contre l’Olympique Lyonnais. Vous devez penser que je suis mauvais joueur et que je n’ai pas l’esprit sportif ! Mais les preuves sont là ! Alors que les deux clubs sont au coude à coude, les Girondins ont joué leur match contre Marseille après avoir connu le résultat des Lyonnais. Laurent Blanc aurait-il opté pour une équipe, et une stratégie offensive sans connaissance du résultat Lyonnais ? Je n’en suis pas vraiment sûr. Les deux juges de lignes prévus pour le match contre Nancy étaient des « Girondins » ! Heureusement, ils ont été remplacés peu de temps avant la rencontre. On refuse un but à Govou pour un hors jeu que seul le juge de ligne et l’arbitre central ont vu. Au départ de l’action, Sydney n’est pas en position de hors jeu, et lorsqu’il pousse le ballon dans la cage nancéenne il est derrière le ballon donc il ne peut être hors jeu. Autre exemple : le fauchage de Juninho en première période. Non seulement le joueur nancéen n’est pas averti, mais en plus, l’arbitre pense que c’est une simulation. Ignorons purement et simplement les erreurs d’arbitrages en faveur des Girondins lors de l’autre match.
En ce qui concerne la presse spécialisée et la chaine cryptée, ce n’est pas mieux. Annoncer le départ de Perrin alors que rien n’est réellement décidé, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Certes des bruits circulent dans la capitale des Gaules, Perrin pourrait ne plus tenir les rênes de l’équipe la saison prochaine et le nom de Deschamp circule avec insistance à Gerland). Le plus horrible dans cette affaire, c’est que Perrin risque de gagner trois trophées : Trophée des Champions, Championnat, et Coupe de France et d’être remercié à la fin de la saison. Mais rien n’est joué entre le Président et l’entraîneur lyonnais. N’oublions pas que cette année LYON a renouvelé son effectif plus largement qu’à l’habitude, que les blessures de joueurs cadres sur le terrain mais aussi dans le vestiaire se sont multipliées. Je pense à Coupet , Criss, Muller. Les médias n’ont pas été tendres avec l’OL, pourtant les coéquipiers de Benzéma pourraient réaliser le doublé en fin de saison. Car même si les joueurs n’ont pas produit un football de qualité, ils ont atteint les objectifs prévus par le club sauf pour la Ligue des Champions où il reste des progrès à faire.
Samedi, nous devons tous être derrière l’OL. Nous avons pris l’habitude d’être champions et c’est une habitude difficile à perdre. Pour gagner ce titre, il suffit à Lyon d’obtenir au moins un match nul. Et même en cas de défaite, Bordeaux ne peut ravir le trophée aux Lyonnais qu’en cas de victoire sur Lens qui joue ce samedi sa survie en ligue 1.
Petite mise au point :Non je ne suis pas mort, non je ne suis pas fâché avec ce journal sur le net et non je n’ai pas été viré par la rédactrice en chef! J’ai tout simplement été opéré du genou, avec succès, puis suivi une rééducation. Mon statut de bénévole m'a permis de prendre un congé rédactionnel!
Crédit photo Perrin:Sylvain Lartaud